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L'INTELLECT, L'USURPATEUR

 

 

Introduction: intellect et esprit

Qu'est-ce que l'intellect ?

Quel est le rôle de l'intellect selon les Lois de Dieu?

L'intellect en tant que moyen de compréhension du gros matériel

L'intellect en tant que moyen d'action de l'être spirituel

L'intellect en tant que contrepoids au spirituel

L'intellect mode d'emploi

Comment l'être humain a-t-il utilisé son intellect ?

Quelles ont été les conséquences de la fausse utilisation de l'intellect ?

L'esprit s'enchaîne à la matière

L'humanité se coupe de Dieu, du Paradis, du spirituel

Du péché originel au péché héréditaire ou l'influence sur le corps

L'oppression de l'esprit

La déformation des notions, des mots, des concepts

Le langage

Le sens de la beauté

L'Amour et le sentiment amoureux

L'instinct naturel et l'instinct déformé

La charité et la pitié

L'âme et l'esprit

La confusion entre intuition et sentiment et l'avilissement du sentiment

Le trouble de l'inspiration chez les artistes

La limitation des connaissances liées aux sciences

Le trouble de la faculté de jugement

Le total bouleversement du chemin de l'être humain et de toute la création

Le refoulement de la féminité authentique

Et la création matérielle est livrée aux ténèbres

Aujourd'hui, à quoi reconnaissons-nous la domination de l'intellect?

Pourquoi devons-nous absolument nous libérer de la domination de l'intellect?

Pour vivre notre véritable humanité

Pour recouvrer notre libre volonté

Pour retrouver nos facultés spirituelles

Pour réaliser des œuvres pérennes

Pour échapper aux griffes des ténèbres

Pour servir la Lumière

Comment pouvons-nous nous libérer de la domination de l'intellect?

Est-il possible de se libérer de la domination de l'intellect

Comment se libérer de la domination de l'intellect

Implorer l'aide de Dieu

L'aide indispensable de la Connaissance Spirituelle

Utiliser la Force du Vouloir

Vivre le Présent

Persévérer, déjouer les pièges

L'union, l'aide du prochain

Conclusion


 

Introduction: intellect et esprit

 

Ce qui m'intéresse ici est d'appréhender l'intellect d'un point de vue spirituel, c'est-à-dire comme une faculté de l'être humain considéré en tant qu'être spirituel incarné dans la matière, en tant qu'esprit vivant sur cette terre.

 

Pour mieux situer le cadre de mon propos, j'aimerais tout d'abord reprendre ici quelques définitions du dictionnaire concernant l'intellect et l'intelligence, tellement valorisés dans notre société au détriment des qualités de cœur.

 

Intellect:

Faculté de concevoir; entendement.

Intellectuel:

1.      Qui appartient à l'intelligence, et par extension, spirituel par opposition à matériel.

2.      Qui a du goût pour les choses de l'intelligence.

3.      Une personne instruite, cultivée, et que son métier porte aux spéculations de l'esprit.

Intelligence:

L'esprit dans sa faculté de concevoir, de comprendre.

Origine latine intelligere : comprendre

 

Ces définitions me conduisent à aller voir celles de "esprit" et "spirituel":

 

Esprit:

1.      Substance incorporelle et consciente d'elle-même. Etre imaginaire

2.      Ensemble des facultés intellectuelles. Pensée

3.      Habitude de faire des saillies piquantes, des jeux de mots, etc…

4.      Caractère, humeur. Disposition, aptitude. Principes de conduite

5.      Sens profond, intention

6.      Produits liquides volatils obtenus par distillation

Selon l'origine latine  spiritus : souffle

Spirituel:

1.      Incorporel, immatériel.

2.      D'un esprit vif (homme spirituel), qui dénote d'un esprit vif (répartie spirituelle)

3.      Qui a rapport à la religion, qui regarde l'âme.

Origine latine  spiritus : souffle, esprit

 

Ce qui apparaît très clairement, il me semble, c'est l'amalgame systématique qui est fait entre esprit et intellect dans les définitions les plus usitées. Certes les définitions secondaires apportent plus de nuances et l'origine latine des mots fait distinctement ressortir que l'un est le souffle, l'essence même de l'être, et l'autre simplement la faculté de comprendre. Cependant, cet amalgame est hautement révélateur de la confusion habituelle qui entoure ces deux concepts.

 

Vous l'aurez compris, mon propos se situe tout à fait en dehors de cette conception qui réduit l'être humain à ce qu'il a dans la tête.

Cependant, si l'intellect n'est pas l'esprit, alors qu'est-il et à quoi sert-il ? De quelle manière s'est-il fait passer pour notre esprit, d'où vient la méprise, quelles en sont les conséquences, et comment faire marche arrière pour enfin mener une vie digne d'un être spirituel ?

C’est à ces questions que je vais essayer de répondre.

 

Qu'est-ce que l'intellect ?

 

Pour bien saisir ce qu'est l'intellect, quelle est sa véritable nature, et par conséquent, quelles sont ses limites, il me semble impératif de revenir sur l'équipement offert à l'être humain pour sa pérégrination dans la matière, et sur le but même de cette pérégrination.

 

Si l'être humain, en tant qu'esprit, a été autorisé à quitter son monde d'origine, le monde spirituel, pour plonger dans les mondes matériels, c'est, d'une part, dans le but de se développer spirituellement, et d'autre part, de développer ces mondes en les spiritualisant, l'un entraînant auto-activement l'autre.

 

Afin de lui permettre d'avoir cette action promotrice sur son entourage bien qu'il en soit lui-même étranger, l'esprit reçoit, au cours de sa descente dans les mondes matériels de plus en plus grossiers, une enveloppe correspondant au plan de la création dans lequel il se trouve.

 

À noter qu'à l'inverse, lors de sa remontée vers sa patrie lumineuse d'origine, l'esprit doit déposer ces enveloppes sur chacun des mondes matériels de plus en plus légers qu'il traverse puisque ces instruments deviennent inutiles, et même s'avèreraient entravants pour son ascension.

 

De ce fait, arrivé dans la matière grossière dont la terre fait partie, l'être humain réunit en lui tous les genres de la création, ce qui le rend apte à communiquer et à interagir avec chacun de ces plans.

 

Ainsi, à chaque genre de la création correspond un vêtement ou corps. Lors de son incarnation dans la matière de la Terre, il reçoit un corps terrestre dont la particularité est d'être constitué de divers organes bien spécifiques au monde terrestre, et surtout, ce qui nous intéresse ici, d'un encéphale composé de deux cerveaux, le cerveau antérieur et le cerveau postérieur.

 

Une des tâches du cerveau antérieur est de produire l'intellect: c'est en effet par l'activité du cerveau antérieur que naissent les pensées à partir desquelles est constitué l'intellect.

 

Comme les différents corps dont il est revêtu, l'intellect est pour l'être humain simplement un instrument même si, constitué de pensées, il appartient à la forme la plus fine de la matière grossière.

 

Bien qu'il soit ce qui est le plus fin et le plus élevé dans le terrestre, l'intellect, produit du cerveau gros-matériel, est de par sa nature gros-matérielle, soumis aux Lois gros-matérielles de la Création. Cela signifie qu'il ne peut se passer des notions gros-matérielles pour ses investigations, ses examens et sa compréhension. Ce sont là ces limites: il est lié à l'espace et au temps, il est éphémère, il est dépourvu de vie et ne peut de ce fait créer des œuvres vivantes, il est souvent, et à juste titre, qualifié de "froid". En revanche, il excelle dans la technique.

 

Enfin, l'intellect est lié à la terre, et doit donc être abandonné lors de la mort terrestre avec le corps terrestre.

 

 

Quel est le rôle de l'intellect selon les Lois de Dieu?

 

Nous venons de voir que l'intellect est l'instrument confié à l'être humain pour lui permettre d'accomplir sa mission qui est, en se développant lui-même, de permettre la poursuite de l'épanouissement de la création matérielle.

Mais encore faut-il qu'il l'utilise selon le mode d'emploi!

 

L'intellect en tant que moyen de compréhension du gros matériel

 

L'être humain, en tant qu'être spirituel, est le plus fort dans la création gros-matérielle, mais l'esprit est et reste un étranger à ce monde terrestre: Seul l'intellect lui permet la compréhension gros-matérielle.

 

L'intellect en tant que moyen d'action de l'être spirituel

 

En tant qu'esprit étranger à la matière, il lui faut un instrument qui lui donne la suprématie dans le terrestre s'il veut accomplir quelque chose de terrestrement visible: l'intellect lui procure ce moyen d'action. Il peut même être un moyen de défense en cas d'agression.

L'activité de l'intellect est également en mesure de faciliter à l'esprit tout simplement son existence terrestre en tant qu'être incarné. Par exemple, il sera en mesure de pourvoir à ses besoins matériels et pourra améliorer le confort de sa vie terrestre.

 

L'intellect en tant que contrepoids au spirituel

 

L'être humain est d'esprit, et du fait de la Loi d'attraction des genres semblables, sa nature l'amène à aspirer vers le spirituel, vers sa patrie de Lumière. C'est bien sûr là qu'il se retrouverait très vite si aucun ancrage ne le retenait car sinon comment pourrait-il s'intéresser à ce qui se passe autour de lui dans la matière.

Le corps terrestre, et en particulier son ordinateur de bord qu'est l'intellect, joue ce rôle d'ancrage (et même un peu trop bien, comme nous le verrons plus loin).

 

L'intellect mode d'emploi

 

Nous avons rapidement évoqué, comme équipement terrestre de l'être humain, l'encéphale composé de deux cerveaux, le cerveau antérieur et le cerveau postérieur, généralement appelé cervelet.

 

Tout comme les différents organes et constituants du corps terrestre doivent fonctionner ensemble en parfaite harmonie et équilibre, chacun effectuant la tâche qui lui est attribuée par les Lois de la Nature pour que le corps se maintienne sain, les deux cerveaux doivent également travailler ensemble, assumer chacun leur rôle en respectant celui de l'autre. Afin de rester en équilibre, ils doivent communiquer entre eux en réalisant les tâches qui leur sont spécifiquement dévolues, et seulement celles-ci.

 

Voyons de plus près quelles sont ces tâches et leur sens profond, leur but:

 

·        Au cerveau postérieur est dévolue la tâche de recevoir le spirituel comme une antenne (ou en d'autres termes de capter l'intuition, voix de l'esprit) et de le transmettre au cerveau antérieur qui, lui, devra le retravailler pour l'adapter à une utilisation dans la matière grossière. L'être humain peut ainsi participer à l'élévation et la spiritualisation de la matière terrestre.

·        Mais l'être humain doit aussi évoluer, mûrir, et pour cela son esprit doit percevoir les impressions issues de son environnement étranger. Le cheminement se fait alors en sens inverse: le cerveau antérieur qui produit l'intellect reçoit les multiples impressions venant de la matière, les retravaille pour permettre au cerveau postérieur de les accueillir afin qu'elles deviennent accessibles à l'esprit.

 

Ceci montre nettement que le cerveau antérieur qui produit l'intellect n'est qu'un intermédiaire, un passage obligé, un sas en quelque sorte. Il ne crée rien par lui-même, il ne fait que recevoir puis retransmettre les impressions reçues en les adaptant à la nature du récepteur soit dans un sens, du spirituel au terrestre, soit dans l'autre, du terrestre au spirituel.

Ceci suppose que ce travail soit fait avec neutralité, en toute modestie, sans essayer d'y porter sa marque. Une retransmission fidèle en quelque sorte, même si c'est dans un genre plus grossier, sans censure, sans ajout.

 

Seulement ainsi l'être humain peut, puisant dans le spirituel, agir dans le terrestre d'une façon adaptée au gros-matériel ou en d'autres termes, transposer ses pures intuitions dans la vie terrestre pour promouvoir et élever son entourage matériel.

 

En conclusion et en bref, l'esprit dirige et l'intellect exécute gros matériellement: Dans ces conditions, l'intellect est l'ami et le serviteur fidèle de l'esprit.

 

 

Comment l'être humain a-t-il utilisé son intellect ?

 

L'être humain, au lieu d'utiliser son intellect uniquement comme un outil issu du gros matériel, a été littéralement subjugué par lui et séduit par tous les avantages terrestres qu'il pouvait en obtenir. Il s'est totalement soumis à lui, l'a placé à la première place, sur un piédestal comme une idole, au-dessus de son propre esprit, et donc de ce fait au-dessus de la Vie véritable.

 

Il a cultivé son intellect d'une façon excessive, concentrant sa force et ses efforts sur l'éducation intellectuelle, développant la partie du cerveau chargée d'effectuer ce travail, donc renforçant unilatéralement le cerveau antérieur au détriment du cerveau postérieur qui, sous-utilisé, s'atrophia peu à peu.

 

Le résultat de cette intervention dans le processus normal de fonctionnement de ces instruments fut la coupure de la liaison entre les deux cerveaux.

 

L'être humain finit même par considérer l'activité intellectuelle comme étant une activité "spirituelle" puisque, sans cette liaison, plus rien ne lui parvenait de son vouloir spirituel, plus aucune intuition ne pouvait atteindre sa conscience d'être incarné. Il ne pouvait plus percevoir que ses sentiments gros-matériels.

 

L'intuition véritable fut par là même privée de son propre instrument, le cerveau postérieur, rebaptisé "cervelet" du fait de son atrophie et interdit d'expression. De la même manière, l'esprit fut privé de stimulations extérieures puisque la liaison était interrompue naturellement dans les deux sens, entrant et sortant.

 

Or, si le Créateur a prévu pour nous esprit humain un stage dans la matière la plus grossière, c'est bien parce que notre esprit a besoin de cette expérience plus rude, qu'il ne peut absolument pas se développer dans des univers plus doux où il lui faudrait, de lui-même, sans y être contraint, par sa propre force intérieure, se mettre en mouvement et faire des efforts d'apprentissage.

Notre esprit a seulement l'aspiration vers le développement, et sans impulsion extérieure forte, il devient facilement paresseux.

C'est bien sûr ce qui se produit lorsque, la liaison étant peu à peu coupée comme nous venons de le voir, l'intellect prend la première place et domine l'esprit. Mais on peut tout aussi justement dire que c'est cette paresse de l'esprit qui a permis que se produise une telle domination.

 

Cette fausse utilisation de l'intellect constitue en fait "le péché originel", celui dont tous les autres découlent.

 

 

Quelles ont été les conséquences de la fausse utilisation de l'intellect ?

 

Nous avons vu au chapitre précédent que l'être humain, en utilisant faussement son intellect, avait abouti à deux phénomènes concomitants et s'alimentant entre eux en un cercle effrayant, la domination de l'intellect d'une part, et la paresse d'esprit d'autre part, arrêtant ainsi toute possibilité d'évolution de l'esprit humain et de son environnement.

 

Mais il peut être intéressant de se demander, très concrètement, quelles en ont été les conséquences dans notre vie terrestre et spirituelle, de les lister et de les détailler pour mieux reconnaître autour de nous et en nous cette domination intellectuelle et cette paresse spirituelle.

 

 

L'esprit s'enchaîne à la matière

 

Il est très facile de comprendre qu'un esprit, en se soumettant à l'intellect, s'enchaîne inévitablement à la matière dont est constitué cet intellect, et également à l'espace et au temps terrestres. Comme tout dans la Création, l'intellect ne peut naturellement se hisser au-dessus de sa propre origine qui est terrestre. Aussi puissant soit-il, l'intellect ne pourra jamais concevoir quoi que ce soit qui dépasse la limite extrême de la matière grossière fine.

 

L'être humain dominé par son propre intellect ne peut saisir avec justesse que les phénomènes terrestres et ne pourra qu'interpréter que terrestrement tout autre phénomène.

 

Mais le plus effrayant est certainement qu'un tel esprit dominé ne peut pas s'en rendre compte du fait que, limité à l'espace et au temps terrestres et ne reconnaissant rien d'autre, il a simultanément et sans retour possible rétréci son propre horizon. De tels êtres humains se disent fièrement et sans regret aucun, matérialistes!

 

 

L'humanité se coupe de Dieu, du Paradis, du spirituel

 

C'est naturellement la conséquence auto-active du phénomène précédent: l'enchaînement à la matière entraîne la séparation avec tout ce qui est au-dessus, depuis la matière fine jusqu'au Paradis avec tous les échelons intermédiaires, et a fortiori, rend impossible toute liaison avec la Lumière, toute vibration dans l'Amour de Dieu, ce qui est pourtant l'indispensable condition à notre bonheur d'êtres humains.

 

Même les Messages de Dieu, envoyés pour lui venir en aide, l'humanité dans son ensemble ne peut plus les reconnaître. Si certains s'y intéressent tout de même, ils les déforment et les rabaissent à la hauteur de leur compréhension seulement terrestre.

 

 

Du péché originel au péché héréditaire ou l'influence sur le corps

 

La fonction "créant" l'organe -, on devrait plutôt dire "formant" - le développement unilatéral de l'intellect se manifesta de plus en plus dans la formation de l'encéphale (hypertrophie du cerveau antérieur et atrophie du cerveau postérieur), et donc dans la formation du corps terrestre lui-même qui par conséquent s'en trouva modifié et déséquilibré.

 

Les Lois naturelles de l'évolution permettant la transmission des caractéristiques nouvellement acquises par voie d'hérédité, le phénomène s'amplifia au fur et à mesure du renouvellement des générations, donc des corps physiques, puisque les âmes incarnées, elles toujours identiques, ne changeaient pas d'orientation en penchant toujours plus vers le terrestre.

 

Le péché originel, donc l'acte faux réalisé lors de la décision de développer unilatéralement son intellect, devint péché héréditaire du fait qu'un équipement déformé était automatiquement attribué aux candidats à l'évolution dans la matière.

 

Il faut cependant préciser que le "nouvel" arrivant n'hérite pas du péché lui-même, mais seulement de la propension, du risque accru de péché, c'est-à-dire d'avoir son esprit soumis à son intellect, dans la mesure où il hérite d'un intellect fort comparativement à son esprit déjà passablement paresseux.

 

Personne n'oserait nier que c'est un lourd handicap pour la vie que de naître avec un corps anormal, et c'est pourtant ce qui nous arrive à tous puisque nous héritons d'un encéphale complètement déséquilibré avec notamment un cerveau postérieur atrophié et inapte à servir l'esprit.

 

 

 

L'oppression de l'esprit

 

Nous venons de le voir, cela semble plutôt mal parti la petite virée sur terre dans ces conditions, et pourtant, nous n'avons pas encore vu le pire car le piège se referme sur l'esprit.

 

L'intellect non seulement le domine, mais l'opprime et l'emmure, le comprime dans l'enveloppe matérielle qui devait pourtant n'être qu'à son service.

 

Rien ne semble transparaître à l'extérieur. Un tel être humain dont l'esprit est complètement annihilé peut mener une vie apparemment riche et active sur le plan matériel, sembler même particulièrement avisé intellectuellement… mais… de l'intérieur, si jamais l'esprit cherche à se manifester, à percer malgré tout, il devra mener un dur combat et traverser beaucoup de souffrances avant de reconnaître les aides et retrouver la liaison avec la Lumière car, derrière l'intellect qui oppresse l'esprit, il y a Lucifer!

 

Il ne faudrait pas oublier pour autant que, dans cette réalité plus horrible que nos pires cauchemars, nous nous sommes plongés nous même puisque c'est volontairement que nous sommes devenus l'esclave de notre propre intellect.

 

 

La déformation des notions, des mots, des concepts

 

Coupés de toute inspiration spirituelle, mais hélas sensibles aux pressions des ténèbres, nous n'avons formé que des caricatures à la place des œuvres reflétant la splendeur et la sagesse de notre monde d'origine.

 

Pour mieux saisir ce qu'auraient dû être nos productions, et ce qu'elles devront être, il semble utile de voir d'un peu plus près ce que nous avons déformé dans le domaine du langage, et dans les notions si importantes d'Amour, de Beauté.

 

Le langage

 

La parole humaine fait partie des moyens d'action confiés à l'être humain pour lui permettre d'agir d'une façon promotrice dans la matière. La langue correctement utilisée recèle une grande force, elle est vivante mais encore faut-il que le vouloir de l'esprit vibre dans les paroles prononcées, en harmonie avec elles.

 

Cependant, l'être humain a déformé le langage comme il a déformé son intellect en l'hypertrophiant. Les mots ne sont plus formés sous l'impulsion de l'intuition de l'esprit, mais sous les simples nécessités d'expression de l'intellect qui ne peut se préoccuper que du terrestre.

 

L'intellect a ainsi asservi le langage comme il a asservi l'esprit. Il a dilué, affaibli la langue pour la mettre à sa portée, et sans regret puisque, de toute façon, il n'était pas sensible à la force que la langue pouvait véhiculer. Il n'était pas sensible non plus à sa beauté, et en vint même à trouver le véritable langage simple et beau beaucoup trop puéril jusqu'à juger que ce qui est très simplement exprimé est forcément sans aucun intérêt.

 

Et lorsqu'il s'agit de la Parole Divine, les dégâts se révèlent encore plus grands et plus lourds de conséquences puisqu'en déformant son propre langage, l'être humain se rend incapable de reconnaître le Langage de Dieu, la Parole Divine elle-même!

 

 

Le sens de la beauté

 

Le sens de la beauté fait également partie des moyens mis à notre disposition pour nous aider durant notre pérégrination évolutive, et pas seulement dans la matière grossière, mais sur tous les plans de la création qui sont accessibles à l'esprit humain.

 

Il s'agit là d'une aide puissante car elle est de nature à maintenir en nous une nostalgie ardente des plans supérieurs où la beauté va de soi. Elle nous pousse aussi, ici même dans la matière, à former des œuvres qui soient à l'image de cette aspiration, et donc à créer un monde plus beau, plus harmonieux, ce qui revient à le promouvoir.

 

En perdant ce juste sens de la beauté, nous perdons donc beaucoup. C'est pourtant ce qui s'est passé puisque nous l'avons déformé en nous en remettant à notre intellect pour juger ce qui est beau, voire pire, en nous en remettant à l'intellect d'autres êtres humains qui, habilement, flattent nos faiblesses pour nous vendre encore et toujours plus de laideurs au nom de la mode, du progrès ou d'autre chose.

 

Il apparaît donc très difficile de cultiver le sens de la beauté tant que l'esprit est dominé par l'intellect.

 

L'Amour et le sentiment amoureux

 

Dieu est Amour. Sa Loi est la Loi de l'Amour.

Pour l'esprit, vibrer dans les Lois de Dieu revient à vibrer dans l'Amour de Dieu. L'Amour véritable est donc tout simplement la vibration d'un esprit pur, lié à la Lumière. C'est l'état naturel d'un esprit humain d'évolution lorsque, libre de karma et ayant atteint la maturité requise, il entre au Paradis.

 

Dieu est Amour! C'est dire à quelle hauteur se situe cette notion.

Pour pouvoir se rapprocher un peu, par son ressenti, de cette très haute notion, la Sagesse du Créateur donne à l'esprit incarné sur terre l'occasion d'éprouver de l'Amour pour l'un de ses prochains avec lequel ou lesquels il se trouve en harmonie spirituelle.

 

Si en plus de cette harmonie de l'esprit, il y a harmonie de l'âme, ils vivront une amitié véritable.

Si en plus de cette harmonie d'esprit et d'âme, il y a harmonie des corps terrestres, ils vivront une union d'Amour véritable.

Ainsi, ils connaîtront un essor mutuel, trouveront le bonheur et le répandront autour d'eux.

 

L'Amour n'a donc rien à voir avec le corps en général (bien que son expression sur terre puisse également passer par lui), et avec l'intellect en particulier, mais seulement avec l'esprit.

 

Mais si l'esprit dort, s'il est ligoté par l'intellect, emmuré dans le corps, il ne peut pas vibrer, il n'a aucune liaison avec la Lumière, il ne peut pas non plus ressentir ni reconnaître l'affinité spirituelle indispensable, ni même parfois aussi l'affinité animique, donc il ne peut pas y avoir d'Amour véritable.

 

Mais qu'à cela ne tienne, l'intellect est là pour combler le vide qui se fait tout de même sentir car, de l'esprit moribond parvient une certaine aspiration à ce bonheur profond et fondamental qu'est l'Amour: L'intellect forme un succédané d'amour humain - le sentiment amoureux - pour le remplacer, avec le succès que l'on connaît… Il suffit de regarder autour de soi les couples et unions de toutes sortes, de constater combien de souffrances individuelles, de malheurs familiaux, de frustrations et d'insatisfactions générales ils engendrent, pour se convaincre que la copie ne vaut pas le modèle original.

 

L'instinct naturel et l'instinct déformé

 

Mais il ne faudrait pas croire que l'intellect s'est arrêté là dans ses tentatives de déformations. Après avoir remplacé l'Amour véritable par l'amour terrestre fondé sur le sentiment - sentiment né de l'intellect et donc appartenant comme lui à la matière grossière - il a également, par les pensées, encouragé le développement des instincts émanant naturellement du corps pour les transformer en désirs de plus en plus fébriles et impérieux au point de devenir souvent incontrôlables.

 

La charité et la pitié

 

Examinons de près tout d'abord la notion de charité:

La charité est la capacité d'aider, par pur Amour, son prochain. Celui qui la reçoit éprouve de la reconnaissance envers le donateur et l'accueille comme un véritable don, totalement immérité, de son Créateur. La sincère reconnaissance qu'il éprouve alors constitue la contrepartie indispensable à ce qui lui a été offert.

 

Et maintenant, intéressons-nous au concept de pitié:

Celui qui accorde sa pitié, au mieux, se complaît dans ce rôle de donateur, au pire, le fait par intérêt ou calcul. Dans tous les cas, il attend un remerciement et une reconnaissance pour ce geste. Celui auquel elle s'adresse, au mieux, l'attend, au pire, l'exige comme un dû. Dans les deux cas, il ressent la désagréable impression d'être redevable, qu'on lui impose de dire un merci, naturellement non ressenti, de pure forme.

 

La charité est liée à l'Amour véritable et ne peut exister sans Lui. Elle a donc été  remplacée par la pitié qui n'est qu'une production de l'intellect.

 

L'âme et l'esprit

 

Il est particulièrement interpellant de constater que, si la plupart de nos contemporains ont une notion à peu près juste, bien qu'assez vague, de ce que recouvre le mot "âme", il n'en va pas de même du mot "esprit" qui semble avoir des significations aussi multiples que fausses, les unes n'excluant pas forcément les autres comme nous avons pu le voir en introduction.

 

Ainsi, le mot esprit désigne parfois un fantôme malfaisant hantant un lieu, d'autres fois un gentil personnage de dessins animés, certains parlent "d'avoir de l'esprit" quand ils font de l'humour, d'autres parlent avec fierté de ce qu'ils ont à l'esprit pour désigner ce qu'ils ont en fait en tête, c'est-à-dire la réflexion intellectuelle.

 

En bref, cela signifie que nous ignorons qui nous sommes réellement puisque notre seule réalité vivante est esprit. L'âme n'est en fait qu'une des premières enveloppes de notre esprit, celle dont il a été revêtu lors de sa plongée dans les mondes fins matériels.

 

 

La confusion entre intuition et sentiment et l'avilissement du sentiment

 

L'intuition, ce ressenti immédiat et fulgurant, net et clair, qui ne laisse aucune place au doute et à l'incertitude, c'est la voix de l'esprit. L'être humain qui a restreint sa capacité de compréhension à ce qui est purement terrestre en laissant son intellect dominer son esprit s'est par là même rendu incapable d'entendre sa pure voix intérieure. Il n'entend plus que le sentiment gros-matériel en rapport avec l'intellect et prétend parfois, par confusion, qu'il s'agit de son intuition.

 

Nous avons vu précédemment que l'intellect devait être l'instrument de l'esprit. Nous pouvons dire de la même manière que le sentiment devait être l'instrument de l'intuition.

 

S'il en avait été ainsi, c'est-à-dire si l'activité du sentiment s'était laiss conduire par l'intuition, la confusion entre sentiment et intuition n'aurait pas porté préjudice puisque le sentiment aurait été emprunt de noblesse.

 

Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, il est intervenu le même renversement des rôles entre intuition et sentiment qu'entre l'esprit et l'intellect: Le sentiment a opprimé le ressenti spirituel au lieu de permettre l'activation de l'intuition dans le monde matériel.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, le sentiment, privé de la source de vie du ressenti spirituel, s'est abaissé au point de changer de maître et s'est finalement mis au service de l'intellect.

 

 

Le trouble de l'inspiration chez les artistes

 

L'art véritable est du domaine de l'esprit.

Comme l'esprit a les ailes liées par l'intellect, il ne peut prendre son envol pour aller puiser aux sources pures de l'inspiration authentique.

 

Si chez certains l'esprit a encore assez de vigueur pour puiser cette inspiration, il rencontrera cependant des problèmes car l'intellect déformé, désormais habitué à travailler seul, par lui-même et pour lui-même, interviendra en perturbateur dans la transmission, rabaissant toute haute inspiration à son niveau au lieu d'agir en fidèle serviteur en se contentant de transcrire les images reçues des Hauteurs dans la matière grossière.

 

La conséquence est que l'art n'est pas ce qu'il devrait être, c'est-à-dire un moyen d'édifier l'esprit et de transcrire dans la matière notre sens de la beauté. Il s'apparente à un métier quelconque.

 

 

La limitation des connaissances liées aux sciences

 

S'il paraît tout à fait évident que l'art a eu à souffrir de la fausse utilisation de l'intellect, cela le semble moins lorsqu'il s'agit de la science qui paraît au premier abord strictement matérielle, plus grossière.

 

Examinons pourtant ce que fait la science: elle trie, classe et ordonne ce qu'elle observe du monde de matière qui l'entoure afin de le comprendre, d'en déduire des lois, d'être capable de recréer les phénomènes observés. Mais ce qu'elle découvre ainsi comme lois ne sont que les manifestations et dernières ramifications, dans la matière la plus grossière, des Lois Divines.

En se limitant dans sa perception à l'espace et au temps terrestres, qui est le seul plan immédiatement accessible par l'intermédiaire de l'intellect, elle limite également sa connaissance ou reconnaissance aux seules lois purement terrestres.

 

De plus cette science liée à l'intellect, ayant ainsi atteint un très haut degré de développement, considère être arrivée au sommet de la connaissance - ce qui est d'ailleurs vrai pour elle - et tente d'imposer cette limitation de la connaissance aux êtres humains.

 

Cependant, comme l'art, la science doit s'abstraire de l'intellect pour trouver son plein épanouissement.

La science humaine actuelle semble avoir découvert tout ce qu'il était possible de découvrir par la démarche intellectuelle qui va du bas vers le haut et doit donc s'arrêter à la limite de la matière grossière: Pour aller plus avant, le scientifique doit avoir recours à l'inspiration, il doit s'ouvrir pour recevoir et reconnaître.

 

Nos grandes découvertes scientifiques sont donc encore à venir.

 

 

Le trouble de la faculté de jugement

 

En se basant sur ses seules facultés intellectuelles, l'être humain obère sa faculté de jugement car il réduit ainsi son champ d'investigation aux seules formes extérieures des évènements, à la partie émergée de l'iceberg en quelque sorte, alors que l'évènement véritable se déroule dans les sphères inaccessibles à son intellect terrestre.

 

Ainsi il se permettra de juger un être humain sur son apparence extérieure, alors qu'il faudrait qu'il entre en résonance avec la partie la plus intime de son être et de lui-même pour commencer à le connaître.

 

A fortiori, cette limitation à l'espace et au temps imposée à l'esprit par l'intellect rend impossible la reconnaissance de Dieu et de ses enseignements: Face aux hauts enseignements spirituels qui par grâce sont parvenus jusqu'à lui, il les comprime impitoyablement pour les faire entrer dans le cadre étroit de sa compréhension intellectuelle, les abaissant obstinément à sa hauteur au lieu de, prenant son élan, tenter de les saisir spirituellement et de reconnaître cet immense et secourable Savoir.

 

 

Le total bouleversement du chemin de l'être humain et de toute la création

 

Le Plan parfait et sage du Créateur avait prévu pour nous un chemin de pure félicité, comme un Père aimant pour ses jeunes enfants.

 

Hélas, nous avons opéré un véritable bouleversement de ce plan en nous liant à la terre par la suprématie accordée à l'intellect. Nous avons laissé de côté ce chemin droit, lumineux et jonché de roses pour patauger dans une boue lourde, gluante et nauséabonde.

 

Ce que nous avons perdu par notre propre faute en agissant ainsi à l'encontre de la Sage Ordonnance du Créateur est à peine imaginable. Il nous aurait été tellement facile d'évoluer! Au lieu d'avoir sans cesse à lutter et à souffrir, nous n'aurions connu que bonheur et joie.

Nous avons méprisé toutes les mains tendues, toutes les aides. Nous avons déjoué tous les Plans de la Lumière qui pourtant voulaient nous secourir.

 

Et non seulement nous avons rendu notre chemin difficile, avec le risque de ne jamais arriver au bout, mais en plus nous avons perturbé l'ensemble de l'évolution de la Création dont nous étions des acteurs importants.

Nous étions autorisés à vivre consciemment dans la Création pour notre propre évolution et celle des plans situés en dessous du spirituel avec lesquels nous étions en résonance grâce à notre équipement.

Nous devions les spiritualiser, mais encore fallait-il que nous restions en contact, grâce à notre faculté d'intuition, avec notre patrie spirituelle pour nous accorder à sa vibration, c'est-à-dire faire volontairement nôtre la Volonté de Dieu.

 

 

Le refoulement de la féminité authentique

 

La véritable féminité n'est ni une caractéristique attachée au corps physique, bien qu'elle doive obligatoirement s'y exprimer, ni une qualité de l'âme, même si elle contribue fortement à sa forme et à sa constitution: C'est exclusivement un genre du spirituel.

 

Si l'esprit incarné est dominé par l'intellect, il ne peut s'exprimer conformément à son genre, et ce, d'autant plus que ce genre est délicat et éloigné de la lourde matière.

Ce défaut d'expression équivaut à un refoulement dont la plus grande victime sera justement ce genre féminin si délicat.

 

Naturellement, là également, l'intellect a tenté de combler les brèches en inventant une caricature de féminité propre à servir ses desseins.

 

Et cette caricature de femme, nous la connaissons tous; elle est synonyme de coquetterie, futilité, frivolité, vanité, manie de plaire, impudeur, folie de la mode, etc…

 

 

Et la création matérielle est livrée aux ténèbres

 

Où que l'on regarde aujourd'hui, et quel que soit le domaine abordé, on reconnaît la marque de la domination de l'intellect puisqu'il est devenu le seul à fixer les règles.

Tout ce qui risquerait de lui échapper est à priori considéré comme faux par les êtres humains d'intellect.

 

Ainsi, si une chose ne peut être reconnue, décortiquée et prouvée intellectuellement, elle est immédiatement rangée au rang d'affabulation et de fantaisie puérile sans lendemain.

Au mieux, elle est qualifiée de simple théorie … alors que c'est justement ce qui est fondé par l'intellect qui est du domaine de la théorie!

 

Cette restriction à la seule matière grossière, en coupant la création matérielle de la Lumière, favorisa sa prise en main par les ténèbres. Les ténèbres exploitèrent adroitement la situation en favorisant encore davantage la culture de l'intellect et en donnant très habilement la puissance terrestre aux êtres humains d'intellect qui se retrouvent tout naturellement à leur service.

Et ainsi le cercle infernal se referme sur l'esprit.

 

 

Aujourd'hui, à quoi reconnaissons-nous la domination de l'intellect?

 

Nous avons vu au chapitre précédent quel renversement, quelle inversion, quelle confusion toutes les valeurs et hautes notions ont subi du fait de la fausse utilisation de l'intellect. Maintenant, intéressons-nous à l'être humain pris individuellement et cherchons à reconnaître dans son attitude de tous les jours en quoi nous pouvons reconnaître la marque infâme de la domination de l'intellect.

 

Naturellement, l'être humain aujourd'hui regarde le monde autour de lui seulement à travers le prisme déformant et passablement opaque de son intellect. Il est devenu incapable de l'envisager, de le ressentir et de le saisir autrement. Et nous n'échappons pas à ce travers. Cependant, grâce à la recherche et à l'approfondissement de la Connaissance Spirituelle, nous avons à notre disposition de nombreuses pistes d'investigations - y compris intellectuelles - pour nous aider à reconnaître et à poser un regard clair sur notre prochain… et surtout … sur nous-mêmes.

 

Accrochez-vous car la liste est longue, tristement longue, des attitudes dénotant cette domination de l'esprit par l'intellect:

 

L'appât du gain, l'âpreté à leur acquisition, le vol, le mensonge, l'oppression, les pensées purement matérialistes, la sensiblerie, les attaques partiales, la prétention, la tendance à juger la personne plutôt que ce qu'elle dit objectivement, la fierté démesurée de soi-même, la raillerie, la manie d'avoir toujours raison, l'autoritarisme, l'étroitesse de vue maladive, la froideur, l'inhumanité, l'infatuation, la folie des grandeurs, l'hostilité à Dieu, la soif de puissance terrestre et de savoir uniquement terrestre, la vanité, l'envie, la haine, la calomnie, la dépendance à l'égard des jouissances terrestres et des biens terrestres, le vouloir-mieux-savoir, l'immobilisme, la raideur, la peur, le manque d'harmonie, la pulsion à l'accumulation des biens terrestres, la précipitation au travail, la propension aux plaisirs distrayants et au confort affaiblissant, la recherche de la satisfaction des vanités, l'avidité à satisfaire ses désirs, le but de l'existence réduit à la recherche des joies et de la puissance terrestre, la persécution et le combat contre le prochain, la trahison, la calomnie, le pillage, l'assassinat, l'épidémie de discourir, la rumination intellectuelle, l'impulsion à la superficialité, la méfiance, l'ambition terrestre, la présomption, l'impossibilité de pressentir spirituellement, le vouloir-être-intelligent, la faim de pouvoir, le scepticisme, le ressassement, la convoitise, la ruse, la méfiance, la duperie, la suffisance… et j'en oublie certainement.

 

Incontestablement, le numéro un toute-catégorie à ce hit-parade monstrueux est la vanité, serrée de très près par la suffisance.

 

Pour s'en convaincre, il n'y a rien de plus facile:

Tout d'abord, observons les petits évènements qui se déroulent autour de nous, examinons l'attitude de nos prochains en observateur impartial. Nous aurons très vite fait de reconnaître la vanité comme cause première de chacun des petits conflits mesquins qui ne tarderont pas à survenir. C'est tout à fait ridicule, et même vite lassant.

 

Cependant, ce premier constat fait, il ne faudrait pas s'arrêter là, car le plus important est de reconnaître en nous-mêmes cette vanité et donc, cette domination de l'intellect.

Et pour cela, il suffit de se demander, au prochain faux pas, à l'instant même où nous ressentons que nous n'avons pas agi conformément aux Lois, ce qui nous a fait dévier ainsi, c'est-à-dire la raison profonde… Et de dénicher immanquablement - le rouge de la honte au front - l'abjection de la vanité.

 

C'est sans doute pour cela que l'humilité est la plus grande des vertus!

 

 

Pourquoi devons-nous absolument nous libérer de la domination de l'intellect?

 

Pour vivre notre véritable humanité

 

Pour nous qui aspirons à la véritable humanité, à être des êtres humains chaleureux, rayonnants, qui témoignent de Qui ils sont les enfants, la simple énumération des qualificatifs dégradants dont il faut bien qualifier l'être humain d'aujourd'hui - et donc nous-mêmes - est, il me semble, de nature à nous convaincre qu'il faut absolument se libérer de la domination de l'intellect.

 

Mais peut-être pensez-vous encore qu'il est possible de se libérer de ces odieux défauts autrement: les méthodes de "développement personnel" sont pléthores, celles des soi-disant "guérisons spirituelles" sont presque aussi nombreuses, toutes promettent l'épanouissement et le bonheur du corps et de l'âme, mais aucune, à ma connaissance, ne remet en cause l'intellect… puisque c'est lui qui les conçoit!

 

Lorsque nous listons tout ce qui adhère à notre âme, il devient évident que nous ne pouvons pas la laver tache après tache sans risquer d'y être encore dans quelques milliers d'années.

Et c'est sans compter que les défauts humains ont une fâcheuse tendance à "muter" comme les virus: nous les croyons éradiqués, mais nous les retrouvons encore plus virulents sous un autre aspect.

 

La solution, c'est de mettre tout dans la machine à laver, c'est-à-dire de traiter cette salissure comme un tout, comme les conséquences diversifiées d'une même cause, et donc, de s'attaquer à la cause première qui est la domination de l'intellect.

 

Mais cela va également plus loin que simplement pouvoir se regarder dans un miroir sans avoir honte de soi-même, car se libérer de la domination de l'intellect, c'est également tout ce qui va suivre.

 

Pour recouvrer notre libre volonté

 

Notre vouloir est prépondérant pour notre devenir tout entier puisque, nous le savons, c'est par son vouloir que l'esprit détermine le chemin qu'il va suivre, soit vers le haut, soit vers le bas, et qu'il tisse les fils de son karma, auxquels il reste lié. C'est également par la force du vouloir que l'être humain détermine son propre destin.

 

Or, aujourd'hui, ce libre vouloir de l'esprit se trouve ligoté par l'intellect.

Ce que nous appelons volonté n'est plus que cette brutale disposition de l'intellect à imposer ses priorités purement terrestres et surtout, à s'imposer lui-même.

 

La libre volonté au contraire est une caractéristique innée de l'esprit, de laquelle résulte d'ailleurs sa responsabilité: elle a la hauteur de vue de l'esprit, et son rôle est justement de prescrire, par l'intermédiaire de l'intuition, des directives aux cerveaux, et donc finalement à l'intellect pour leur mise en œuvre dans la matière terrestre.

 

Se libérer de la domination de l'intellect, c'est donc reprendre les rênes de notre destinée et commencer notre ascension vers la Lumière grâce à la puissance du pur vouloir.

 

 

Pour retrouver nos facultés spirituelles

 

Non seulement notre vouloir, mais toutes nos facultés spirituelles sont actuellement ligotées par l'intellect. Nous sommes ainsi contraints, dans toutes nos activités, de chercher péniblement du bas vers le haut au lieu de tout contempler depuis la hauteur de notre esprit.

 

Quelle que soit notre activité, que nous soyons médecin, juriste, homme politique, femme au foyer, peintre, chercheur, étudiant, secrétaire, informaticien, nous l'exerçons tous en tant que métier, car l'intellect en est la base.

Pourtant, elle devrait être un art, ainsi que devrait être élevée toute activité humaine, si seulement elle était dirigée par l'esprit et que nos facultés spirituelles pouvaient s'y exprimer pleinement.

 

Se libérer de la domination de l'intellect, c'est donc également vivre d'intuition et pouvoir enfin développer toutes les facultés qui dorment en nous pour le bien de tous et notre bonheur.

 

 

Pour réaliser des œuvres pérennes

 

Avec un peu de recul, l'histoire de l'humanité telle que nous la connaissons n'est qu'une interminable succession de guerres et d'oppressions de toutes sortes, semant misères et malheurs sur le plus grand nombre des êtres humains.

 

Et c'est l'œuvre de l'intellect puisque la puissance terrestre est généreusement confiée, dans la plupart des pays, à une soi-disant "élite intellectuelle" par des habitants eux-mêmes dominés par leur intellect.

 

Nous pouvons juger un gouvernement aux conséquences à long terme de ses décisions comme nous reconnaissons un arbre à ses fruits…

 

Des tentatives d'amélioration sont certes faites, mais leurs résultats sont plus que contestables. Souvent, le remède semble être pire que le mal: Ce sont les "effets pervers" si bien décrits par les économistes.

 

Et pourquoi me direz-vous ? Parce que ces remèdes sont, tout comme les décisions premières, dictés par l'intellect si limité, si froid et si sec. Il y manque la largeur de vue, la chaleur et la vie de l'esprit.

 

Se libérer de la domination de l'intellect, c'est donc également pouvoir enfin construire un monde de beauté et d'harmonie, de bonheur et de noblesse, un monde qui ressemble à notre patrie spirituelle.

 

 

Pour échapper aux griffes des ténèbres

 

Mais le danger est encore plus grand car être esclave de son intellect équivaut à se livrer pieds et poings liés aux ténèbres car l'intellect est leur instrument de prédilection.

 

C'est en effet à travers l'intellect que les ténèbres nous retiennent puisque c'est l'intellect qui nous coupe des Mondes Lumineux et de notre patrie spirituelle.

C'est également l'intellect qui favorise le développement de la vanité et de la présomption et de tous les maux que souhaitent répandre les ténèbres sur nous et toute l'humanité à travers nous.

 

L'intellect est comme une marionnette docile dont les ténèbres tirent les ficelles.

 

Se libérer de la domination de l'intellect, c'est donc également se libérer de l'emprise des ténèbres.

 

 

Cependant, plutôt qu'à la crainte, je crois davantage à l'efficacité des motivations positives. Alors, voilà pour finir une dernière raison:

 

 

Pour servir la Lumière

 

Nous venons de voir que l'intellect est au service des ténèbres: être esclave de son intellect revient donc à être serviteur des ténèbres !

 

Puisque nous choisissons de servir la Lumière, il n'est plus possible pour nous d'être esclaves de l'intellect car cela revient à être esclave de l'esclave de Lucifer.

 

Mais pour servir la Lumière, nous devons commencer par nous rendre capables de La comprendre, de nous laisser guider par Elle, et donc de ressentir spirituellement.

Ceci ne peut se faire que par notre intuition, qui actuellement ne peut s'exprimer à cause de la déformation de notre cerveau et l'hypertrophie de notre intellect.

 

Se libérer de la domination de l'intellect, c'est mettre fin à notre paresse d'esprit et devenir des créatures utiles dans la merveilleuse Création qui nous entoure, et des serviteurs fidèles de notre Créateur.

 

 

Comment pouvons-nous nous libérer de la domination de l'intellect?

 

L'intellect a tellement étendu sa domination sur l'être humain, et à travers lui sur notre monde, qu'il est tout à fait raisonnable de se demander s'il est encore possible de s'en libérer avant de se poser la question du comment.

 

Est-il possible de se libérer de la domination de l'intellect?

 

Nous avons vu aux chapitres précédents comment notre esprit, plongé dans la matière pour sa maturation et son développement, s'est, en élève paresseux, laissé dominer par son instrument l'intellect et comment, au fil des générations, ce faux emploi a produit une déformation de l'encéphale: un cerveau antérieur siège de l'intellect, hyper-développé et un cerveau postérieur, rebaptisé avec beaucoup d'à propos "cervelet", complètement atrophié.

 

Le piège semble s'être refermé définitivement sur l'esprit, car non seulement l'intellect domine et lie l'esprit, mais les conséquences résultant de la domination de l'intellect contribuent également à renforcer les liens qui le retiennent.

 

Le mal parait donc avoir fait des ravages irréversibles, et pourtant… nous ressentons encore en nous une nostalgie inassouvie, une souffrance diffuse qui nous fait rechercher autre chose, ailleurs, autrement, en fonction de notre tempérament et de notre culture. Ce malaise ou ce mal-être peut aller jusqu'à l'angoisse: tout cela n'est que la manifestation désespérée de l'esprit moribond qui, dans un dernier sursaut, se débat pour ne pas mourir.

 

Alors, écoutons-le.

 

L'esprit s'est laissé dominer par l'intellect: Cette formulation montre qu'il est un acteur et non une victime, et qu'il n'appartient qu'à lui qu'il en soit autrement.

 

Concluons donc qu'il est possible de libérer son esprit de la domination de l'intellect, et que c'est même une obligation, la condition de notre survie, mais que cela est difficile, et même très, très difficile.

 

 

Comment se libérer de la domination de l'intellect

 

Vous comprendrez aisément qu'étant moi-même une "dominée de l'intellect", j'ai un peu de mal à vous répondre. Cependant, je voudrais ici vous faire part de l'état de mes premières réflexions.

 

Implorer l'aide de Dieu

 

Notre situation est à ce point désespérée qu'il serait inutile de prétendre que nous puissions, sans l'aide de la Lumière, nous dégager des multiples et perfides entraves de notre intellect.

 

Nous devons donc prier et demander l'aide de Dieu, conscient de la profondeur vertigineuse de notre chute, mais avec toute la confiance dont notre âme est capable, confiance renforcée par la reconnaissance des Lois Divines et de l'Amour du Père qui y repose.

 

La prière a déjà la simple vertu d'obliger l'intellect à déclarer forfait: l'aspiration de notre esprit vers la Pureté de la Lumière qui s'exprime alors, l'intellect ne peut absolument pas la partager et la vivre, et encore moins la contrôler, et il doit s'incliner.

 

De plus, la prière est de nature à resserrer nos liens avec la Lumière. Or, ce lien est le seul qui soit assez puissant pour nous retenir de sombrer encore davantage et pour nous procurer toute la Force dont nous avons besoin dans cette lutte.

 

L'aide indispensable de la Connaissance Spirituelle

 

Implorer l'aide de Dieu ne peut, hélas, suffire car nous sommes devenus incapables de nous laisser guider comme des enfants confiants, de nous abandonner simplement à une haute guidance.

 

L'intellect dominateur, croyant toujours mieux savoir du fait de la présomption et de l'étroitesse de vue qui le caractérise, nous a fait délaisser le chemin lumineux prévu pour nous et nous nous retrouvons maintenant complètement égarés et sans aucun repère pour nous réorienter.

 

Pour retrouver le chemin perdu, il faut retrouver les véritables valeurs, c'est-à-dire les valeurs spirituelles. Pour cela, même les mots nous manquent car nous avons déformé notre langage en rétrécissant les notions les plus hautes au rang de concepts, seuls compréhensibles intellectuellement.

 

Il s'agit d'un véritable travail dont nous avons vu précédemment la nature à travers quelques exemples: saisir le véritable sens des mots, approfondir les notions pour reconnaître les vrais valeurs de la Vie et corriger en nous l'inversion des valeurs et la confusion qui y règne.

 

Acquérir la connaissance spirituelle, c'est reconnaître la Vérité, et reconnaître la Vérité, c'est aussi et avant tout reconnaître ce qui est faux en nous et autour de nous.

 

Pour nous y aider, la Connaissance a été apportée, par grâce, aux hommes, à différentes époques et dans différents pays.

Mais qu'en ont fait les êtres humains? Ils l'ont rapetissée à leur propre hauteur, déformée avec leur intellect si limité, en ont fait des religions avec le désir non avoué d'asseoir leur pouvoir et leur autorité sur autrui.

 

Alors aujourd'hui, pour acquérir la connaissance spirituelle, quelle tradition suivre, quelle religion choisir, me direz-vous? Aucune et toutes!

Toutes parce que la Source est identique puisque Unique.

Aucune parce que seuls comptent le travail et la conviction personnelle.

 

Par l'effort spirituel qu'il demande, ce travail d'acquisition de la Connaissance et cette recherche spirituelle nourrit et stimule notre esprit et ainsi le renforce, l'ouvre à la Force de la Vérité, et nous donne une base nouvelle et solide, une base spirituelle, pour nous bâtir et asseoir notre existence entière.

 

Ce travail affine du même coup notre intellect, le rendant aussi plus apte à servir l'esprit qui s'éveille de sa torpeur car, ne nous trompons pas, l'intellect est précieux s'il est à sa juste place, s'il est au service de l'esprit placé au plus haut.

 

Utiliser la Force du Vouloir

 

En tant qu'être spirituel, nous possédons un don particulier, une faculté extraordinaire, celle de rassembler et de diriger les courants de Force invisibles qui nous atteignent par notre vouloir.

Il s'agit là d'une énorme puissance, et une énorme responsabilité nous est confiée puisque nous devenons de ce fait administrateurs de la Force Créatrice et Formatrice.

Nous orientons ainsi notre propre destinée et aussi la destinée de toute la création postérieure.

 

Il paraîtrait judicieux d'utiliser cette Force du Vouloir pour se dégager des ornières de l'intellect. Cependant, la difficulté réside, nous l'avons vu, dans le fait que le vouloir spirituel est lui-même entravé par la domination de l'intellect car il s'agit bien ici d'activer le vouloir de l'esprit, et non la volonté rigide et brutale de l'intellect.

 

Vivre le Présent

 

L'unique façon qu'a l'esprit humain pour se développer, c'est l'expérience vécue. Il n'y a absolument aucun autre moyen, et c'est pour cela que l'Amour du Père nous a permis de plonger dans la matière.

 

Naturellement, nous avons la faculté "d'apprendre" de manière intellectuelle, c'est d'ailleurs devenu notre manière habituelle d'apprendre, mais celle-ci ne sert à rien pour l'âme car cet "appris", dès la mort terrestre, restera dans notre cercueil avec le corps terrestre. L'âme ne pourra jamais l'emmener pour en profiter, s'en fortifier et grandir.

 

Cette fameuse expérience vécue, c'est quoi? C'est vivre le présent, c'est laisser les êtres et les évènements nous atteindre au plus profond de notre âme, jusqu'au noyau de notre esprit.

Nous l'avons vu, notre équipement de plongée dans la matière a été étudié pour: le cerveau antérieur reçoit les impressions en provenance de la matière, les transmet au cerveau postérieur sous une forme adaptée, qui lui-même les communique à l'esprit.

 

Hélas, cet équipement parfait, nous l'avons gravement endommagé: le cerveau antérieur hypertrophié, voulant à tout pris garder le contrôle exclusif, ne passe plus le relais, et le cerveau postérieur est devenu un cervelet quasiment inutilisable. Dans ces conditions, il est difficile pour l'esprit de faire les expériences vécues indispensables.

 

Cependant, là également il est possible d'entrevoir une solution car la Vie nous offre des expériences - heureuses ou malheureuses - au cours desquelles l'intellect est déconnecté du fait d'un événement subi ou trop grand pour lui. Il s'agit de profiter de ces instants en les acceptant et en les vivant intensément, en les laissant agir au plus profond de notre être, dans le silence, sans tenter de "reprendre le contrôle", car ce serait forcément celui de l'intellect.

 

Persévérer, déjouer les pièges

 

Il s'agit d'un travail difficile, probablement long, et de toute façon seulement progressif. Il ne faut surtout pas se décourager, ni penser que nous nous sommes trompés de chemin si celui que nous suivons fait des détours. Nous sommes obligés de repasser en remontant exactement là où nous sommes descendus, pour ramasser toutes les pierres que nous avons semées sur notre route afin de reconnaître nos erreurs et de nous en détacher.

 

Il ne faut surtout pas non plus minimiser la force et l'habileté de l'adversaire. Si notre intellect a réussi à dominer notre esprit jusqu'à présent, c'est en utilisant le mensonge, la ruse et la perfidie. Il tentera donc de nous faire croire que cette soi-disant "domination" n'est pas bien importante chez nous, que cela ne concerne que les autres, etc…

 

L'intellect n'est pas disposé à lâcher prise car il est avant tout au service des ténèbres. Il risque de rassembler toute sa puissance pour assurer plus fermement son emprise sur notre esprit. Il tentera de nous tendre des pièges. Il nous murmurera que nous avons tort d'entreprendre une telle démarche qui peut être très douloureuse pour nous (elle l'est à coup sûr pour notre ego), que ce n'est pas vraiment le moment, qu'il y a d'autres moyens, que nous pourrons faire cela plus tard, etc…

 

D'où l'importance de bien connaître l'intellect et son fonctionnement pour déjouer ces pièges.

 

L'union, l'aide du prochain

 

Même l'intellect le reconnaît: "L'union fait la force!"; "Le tout est plus grand que la somme des parties!". Mais il ne fait qu'appliquer là une manifestation gros- et fin-matériel d'un phénomène spirituel actif dans la Création entière qui est celui de l'Union.

 

Et l'Union ne peut se concevoir que dans l'Amour!

Et l'Amour est la plus haute Force!

Puisque la lutte risque fort d'être dure, pourquoi se priver de cette puissance? D'autant que nous n'avons pas le choix: aucun chemin solitaire ne peut mener à la perfection car nous avons absolument besoin de notre prochain pour notre perfectionnement.

 

En vue de la libération de la domination de l'intellect, l'aide du prochain peut se manifester de plusieurs manières:

·        L'aide du prochain pour reconnaître

Cela aussi, l'intellect le sait: "Il est beaucoup plus aisé de reconnaître les problèmes chez les autres qu'en soi-même", même s'il ignore - ou fait semblant d'ignorer ou même nie - que c'est encore plus facile lorsque nous avons nous-mêmes ces problèmes.

·        L'aide du prochain pour veiller

La vigilance est également quelque chose qu'il nous est difficile de maintenir car notre esprit est trop faible. Là également, l'aide du prochain est déterminante car il peut être vaillant au moment où nous flanchons, et réciproquement.

·        L'aide du prochain comme acte d'humilité

Demander l'aide de son prochain, c'est reconnaître sa propre faiblesse, c'est aussi une démarche d'humilité. Et cela ressemble beaucoup à un pied de nez au plus beau fleuron de la domination illimitée de l'intellect, à la vanité, et rien que cela, c'est déjà une première victoire sur cette domination.

 

Conclusion

 

Ainsi l'intellect n'est pas l'esprit. L'intellect devait être seulement l'instrument de l'esprit dans la matière ici sur terre. Mais au lieu de servir, il est devenu le maître, il est monté sur le trône et en souverain indigne, sans sagesse, usurpateur, il fait régner l'injustice et l'horreur, et répand la terreur et le désespoir.

 

La domination de l'intellect n'est pas aisée à reconnaître puisque nos seules références sont actuellement presque exclusivement intellectuelles. Seul résiste un petit coin de notre âme aspirant au bonheur et à l'amour pour toutes les créatures qui nous entourent.

Cependant, nous pouvons observer autour de nous et en nous les résultats obtenus par son action comme nous reconnaissons un arbre à ses fruits.

 

La domination de l'intellect est la cause de tous nos maux, individuels et collectifs!

C'est la cause première, et tant qu'elle n'est pas reconnue comme telle aucun remède ne peut être efficace, toute tentative d'amélioration ne sera que cataplasme sur une jambe de bois.

 

Le fait de prendre conscience de la domination de notre intellect sur notre esprit et de reconnaître cette domination comme une entrave à toute possibilité d'évolution spirituelle est, à mon sens, déjà le premier pas sur le chemin de la libération de cette honteuse domination. Mais encore faut-il que ce soit une véritable reconnaissance, vécue par l'esprit, et non pas une simple connaissance de l'intellect.

 

Vouloir se libérer de la domination de l'intellect, c'est choisir de quitter ces voies de perdition pour retrouver le chemin droit et lumineux tracé pour nous par la Sagesse Divine, et ainsi, trouver enfin le bonheur en vivant selon les Lois de Dieu.

 

C'est dans cette merveilleuse aventure que je vous invite toutes et tous aujourd'hui.

 

Thérèse.



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